Il est légitime de vouloir améliorer la situation des réfugiés en Grèce. Mais il faut le faire avec des instruments éprouvés, comme l'accueil de personnes particulièrement vulnérables dans le cadre des programmes de réinstallation, a indiqué Damian Müller (PLR/LU) au nom de la commission.
Seule la gauche a plaidé pour le texte. Celui-ci faisait suite aux incendies dans les camps de réfugiés sur les îles de Lesbos et Samos, qui avaient suscité une large mobilisation, a rappelé Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE). Les villes s'étaient alors montrées prêtes à accueillir rapidement des réfugiés.
Elle regrette que malgré ce vaste mouvement de solidarité, Berne ait répondu aux villes qu'elles n'avaient pas la compétence dans ce domaine. Finalement, la Confédération n'a accueilli qu'un nombre extrêmement restreint de mineurs, une réponse bien trop sur la retenue, selon la Genevoise.
Règles inchangées pour les renvois
Dans la foulée, les sénateurs ont tacitement balayé une initiative du canton de Genève, visant à proscrire les renvois de requérants d’asile déboutés vers des pays où les droits humains sont bafoués, notamment l'Ethiopie.
La pratique actuelle du Secrétariat d'Etat aux migrations tient suffisamment compte des risques existants pour les personnes renvoyées dans leur pays d’origine, a rappelé pour la commission Philippe Bauer (PLR/NE). Le National doit encore se prononcer.