(ats) Les jeunes mères doivent bénéficier d'une meilleure protection contre le licenciement après l'accouchement. Une initiative de commission compte faire passer ce droit de 16 à 20 semaines, mais sans aller aussi loin qu'une initiative du canton de Tessin, rejetée mercredi par le National, par 116 voix contre 65.

L'initiative cantonale, déjà refusée par les sénateurs, voulait interdire de licencier une mère au cours de la première année de vie de son enfant, contre seize semaines actuellement. Au cours des douze premiers mois, les mères devaient également bénéficier d'un congé sans solde équivalant à une réduction maximale de 30% de leur taux d'occupation.

Il s'agit d'une amélioration importante en vue de la réinsertion des jeunes mères et du maintien d’une main-d'œuvre féminine qualifiée sur le marché du travail, a estimé Sibel Arslan (Vert-e-s/BS). Au nom de la commission, Philipp Matthias Bregy (Centre/VS) s'est dit conscient des difficultés auxquelles ces femmes sont confrontées lorsqu'elles souhaitent reprendre une activité professionnelle.

Mais, selon lui, le texte va trop loin et risque de provoquer l'effet inverse, en poussant les entreprises à ne plus engager les femmes si elles estiment qu'elles pourraient tomber enceintes prochainement. D'où l'élaboration de l'initiative de commission, qui prévoit une extension de quatre semaines de l'interdiction de licenciement, sans introduire un droit à réduire son taux de travail.