(ats) Les Chambres se sont finalement accordées sur les microtransactions dans les jeux vidéo. Le National s'est aligné sur la Chambre des cantons en renonçant à les limiter pour le moment. En revanche, il a maintenu une divergence en matière de prévention.

Le dossier repart au Conseil des Etats. Pour le National, il importe que la Confédération soutienne des projets de sensibilisation auprès des groupes-cibles. "Il faut une offre extrascolaire", estime Valentine Python (Vert-e-s/VD). Les parents doivent être soutenus dans leurs efforts pour la protection de leurs enfants.

Une large minorité UDC et PLR militait contre. C'est une tâche qui revient d'abord aux écoles et aux cantons. Et aussi aux parents, selon Christian Wasserfallen (PLR/BE). Il ne faut pas selon lui surcharger la loi. Sans succès. La proposition a été maintenue par 108 voix contre 75.

En revanche, le National s'est rallié aux sénateurs sur les microtransactions. La disposition est biffée de la loi. Mais la proposition reviendra d'ici la fin de l'année sous forme d'une motion au Conseil fédéral, a indiqué pour la commission Fabien Fivaz (Vert-e-s/NE).

Les microtransactions sont des achats supplémentaires facultatifs dans les jeux vidéo. Initialement, le Conseil fédéral ne voulait pas les encadrer dans son projet. Le National voulait les réguler. Elles augmentent le risque d'addictions et servent en réalité à financer les jeux dits gratuits, critiquent les députés.

Les députés ont aussi renoncé à des règles contraignantes en matière d'autorégulation. Les organisations de branche ne devront pas intégrer des experts à titre permanent, notamment pour l'élaboration de leur réglementation. Mais seulement les consulter.

Protéger les jeunes

Le projet veut mieux protéger les jeunes contre les films et les jeux vidéo inappropriés. Les cinémas et les commerçants devront indiquer l'âge minimal requis pour visionner un film ou jouer à un jeu vidéo. Ils devront aussi le vérifier.

Les services de streaming, comme Netflix, les fournisseurs de plateformes de vidéos ou de jeux, à l'image de YouTube ou Switch, et les entreprises de vente en ligne seront également soumis à cette obligation. De même que les organisateurs d'événements.