Celle-ci n'est en vigueur que jusqu'au 31 décembre 2022. Mais, malgré une situation épidémiologique stable, de nombreux pays exigent encore un test négatif pour réadmettre les personnes renvoyées de Suisse, a rappelé Kurt Fluri (PLR/SO) au nom de la commission.
On ne sait pas comment évoluera la situation à l'avenir. Certains Etats pourraient renforcer à nouveau les mesures de protection contre le coronavirus dès l'automne, a ajouté la ministre de la justice Karin Keller-Sutter.
Sans l’obligation de test, les personnes tenues de quitter la Suisse risqueraient à nouveau de refuser de se soumettre à un test Covid-19, afin d’empêcher l’exécution de leur renvoi dans leur Etat d’origine ou de provenance ou dans l’Etat Dublin responsable du traitement de leur demande, a précisé M. Fluri.
La gauche s'est opposée au projet. Un test obligatoire est une ingérence physique disproportionnée, a argué Greta Gysin (Vert-e-s/TI). Il peut entraîner des conséquences physiques et psychiques importantes et des dérives de la part du personnel qui doit faire le test, a-t-elle ajouté.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.