(ats) Avant sa libération de la détention provisoire ou de l'exécution de peine ou de mesure, une personne soupçonnée de terrorisme doit faire l'objet d'une deuxième expertise psychiatrique. Le National a accepté jeudi, par 100 voix contre 78, une motion de Jacqueline de Quattro (PLR/VD). Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

La Vaudoise a rappelé l'attaque de Morges en septembre 2020, qui avait vu un jeune homme être poignardé à mort pour motivations terroristes. Le meurtrier présumé venait de sortir de prison sur la base d'une expertise psychiatrique qui disait que "des mesures ambulatoires suffisaient". "On a vu le résultat", a fustigé Mme de Quattro.

Il est nécessaire d'évaluer suffisamment la dangerosité de ces personnes pour la sécurité publique, ce afin de réduire au maximum le risque de récidive, a-t-elle poursuivi. La menace terroriste existe toujours en Suisse, a-t-elle encore martelé.

Il ne faut pas faire de la surenchère en matière d'expertises, a opposé la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Sans succès.