(ats) Le projet de sous-commission commune pour enquêter sur des événements de grande portée est à bout touchant. Le National a accepté lundi à l'unanimité la proposition de la conférence de conciliation. Le Conseil des Etats se prononcera mardi matin.

La Chambre du peuple voulait au départ une Délégation de surveillance extraordinaire, mais la Chambre des cantons n'en a pas voulu. Celle-ci a proposé à la place que les quatre commissions de surveillance du Parlement puissent instituer une sous-commission commune.

Le point de friction portait sur l'accès à l'information. Le National voulait qu'elle puisse consulter les procès-verbaux des séances du Conseil fédéral et les documents classés secrets, voire convoquer des personnes à des fins d'enquête, uniquement lorsque c'est nécessaire. Mais le Conseil des Etats refusait de lui donner un accès illimité à l'information, estimant que les instruments actuels suffisent.

La conférence de conciliation s'est ralliée à la version des députés. Isabelle Pasquier-Eichenberger (Vert-e-s/GE) a rappelé pour la commission que la position du Conseil des Etats ne changeait rien à la loi actuelle en matière de droit à l'information.

La sous-commission commune sera ainsi mise au même niveau que les délégations de surveillance ou qu'une commission d'enquête parlementaire (CEP). Le recours à une CEP, soumise à une procédure plus compliquée, restera d'ailleurs possible. Il n'y en a eu que quatre dans toute l'histoire contemporaine, la dernière en 1995.