"Je ne pensais pas que mon intervention surviendrait quelques heures avant l'annonce des nouvelles primes, je ne sais pas si c'est de bon ou mauvais augure", a déclaré le Vaudois en préambule. Un défaut de transparence est problématique selon lui, car la population peut douter du bon fonctionnement de l'assurance maladie obligatoire.
"Je ne dis pas que l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) fait du mauvais travail", a-t-il poursuivi. Mais les critères ne sont pas très limpides, donc on peut se demander au sein de l'opinion publique s'ils sont solides.
Les primes ne sont pas fixées de manière politique, le Conseil fédéral n'intervient pas, a opposé le ministre de la santé Alain Berset. Elles sont définies selon un système assez technique, de manière à ce qu'elles couvrent les coûts.
Selon le ministre, il n'y a pas lieu de remettre en question la transparence. Au printemps, l'OFSP informe les cantons. Ceux-ci ont donc tous les documents nécessaires pour être en mesure d'expliquer l'évolution des coûts à leur population. Sans succès. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.