La motion proposait d'instaurer une contribution au niveau des paiements directs touchés par les éleveurs. Le texte devait permettre d'inscrire la contribution financière dans une ordonnance, et non dans la Constitution, a précisé Samuel Bendahan (PS/VD) pour la commission. Lors de la campagne de votation, beaucoup considéraient que cela n'avait pas sa place dans la Constitution.
Pour Olivier Feller (PLR/VD), les cornes représentent un danger pour les autres animaux mais aussi pour les hommes. Par ailleurs, la motion pourrait mener à favoriser la stabulation entravée afin de réduire les risques. Une vache sans cornes aura tendance à être détenue en stabulation libre. Vaut-il mieux être une vache sans cornes libre, ou avec cornes mais entravée, a-t-il interrogé.
Le peuple et vingt cantons ont rejeté cette initiative, a glissé de son côté le conseiller fédéral Guy Parmelin. La motion nécessiterait également des ressources estimées à plusieurs millions de francs par an. Vu les difficultés financières qui s'annoncent, il est plus sage de rejeter le texte. Leurs arguments ont fait mouche.