(ats) Les personnes renvoyées ou expulsées devront se soumettre à un test Covid-19 si leur départ de la Suisse en dépend. A l'instar du Conseil national, la Chambre des cantons a suivi mardi par 33 voix contre 11 la demande du gouvernement de prolonger la réglementation jusqu'à fin juin 2024.

Celle-ci n'est en vigueur que jusqu'au 31 décembre prochain. Certains pays exigent toujours des tests Covid. Si nous ne prolongeons pas cette loi, nous ne pourrons plus renvoyer des personnes en situation illégale en Suisse, a expliqué Philippe Bauer (PLR/NE) au nom de la commission.

Avec l'arrivée de l'hiver, il est possible que certains Etats renforcent à nouveau les mesures de protection contre le coronavirus, a ajouté la ministre de la justice Karin Keller-Sutter. Sans l'obligation de test, les personnes tenues de quitter la Suisse risqueraient à nouveau de refuser de se soumettre à un test Covid-19.

Une partie de la gauche s'est opposée au projet. Un test obligatoire est un acte de contrainte médicale. La commission nationale de prévention de la torture a décrit certaines interventions musclées, a rappelé Lisa Mazzone (Vert.e.s/GE). Pour elle, se pose aussi la question de la proportionnalité, sachant que seuls 146 cas étaient concernés entre octobre 2021 et juillet 2022.

L'objet retourne au Conseil national pour le vote, formel, sur la clause d'urgence.