(ats) Le chef du groupe socialiste aux Chambres fédérales Roger Nordmann a salué mercredi la campagne menée par la Jurassienne Elisabeth Baume-Schneider. "C'est ce qui a fait la différence", a-t-il estimé.

La conseillère aux Etats jurassienne n'était pas favorite au départ, a-t-il rappelé, interrogé par Keystone-ATS. Et de défendre la stratégie du PS de lancer un ticket exclusivement féminin. Il règne toujours un certain machisme sous la coupole fédérale. "Si un homme avait figuré sur le ticket, il aurait été élu", assure le Vaudois.

Sur Twitter, le coprésident du PS Suisse Cédric Wermuth s'est de son côté félicité de l'échec de la "mini-révolte macho de l'UDC, du PLR et du Centre", en référence aux 58 voix obtenues au premier tour par le Zurichois Daniel Jositsch.

Apparemment, "il y a encore trop d'hommes" dans ces partis pour qui nommer une femme à une position de pouvoir "est encore une provocation. En particulier quand elles sont compétentes et de gauche", a-t-il ajouté, jugeant cette attitude "pathétique".

Un choix conscient

Roger Nordmann a par ailleurs assuré que ce n'est pas le PLR qui détermine la composition linguistique du Conseil fédéral. Le parti libéral-radical a estimé que la nouvelle majorité latine du gouvernement crée un "déséquilibre régional" qui ne doit avoir lieu "que pour une courte période de transition".

C'est l'Assemblée fédérale qui élit les conseillers fédéraux et elle a décidé que ce serait Mme Baume-Schneider, a souligné M. Nordmann. Il s'agit d'un choix conscient car il n'a été clair qu'au troisième tour de scrutin. Il y aura donc pour un temps trois romands au Conseil fédéral et "la Suisse ne va pas s'effondrer pour autant", a estimé le Vaudois.