Le Bernois se réjouit de travailler dans le gouvernement d'un pays qui a un haut niveau de bien-être. Et de souligner que la Suisse se trouve dans une bonne situation, avec notamment un taux de chômage bas.
La Suisse doit toutefois faire face à plusieurs défis. Il a mentionné entre autres l'équilibre budgétaire, l'approvisionnement énergétique, les relations avec l'UE et l'armée. M. Rösti souhaite apporter sa contribution à cet égard.
Questionné sur la non-représentation des grandes villes au Conseil fédéral, M. Rösti a indiqué que les centres urbains, en tant que moteurs économiques, sont importants. Il entend collaborer avec les gouvernements cantonaux concernés. Il a ajouté qu'il connaît les réalités des villes, ayant longtemps travaillé à Berne et étudié à Zurich.
Mandats abandonnés
Questionné sur ses nombreux mandats de lobbyiste, Albert Rösti a assuré qu'ils ne posaient aucun problème pour son activité future. "A partir du 1er janvier, je pourrai faire de la politique en toute indépendance". Il a précisé qu'il quitterait tous ses mandats à la fin de l'année. Le plus difficile pour lui sera de mettre fin à son mandat de président de la commune d'Uetendorf.
Concernant la majorité latine qui règne désormais au sein du gouvernement, le Bernois estime qu'elle ne va pas changer les choses sur le fond. "C'est aussi une chance culturelle d'avoir une telle majorité".
Interrogé si l'élection simultanée d'un Bernois et d'une Jurassienne signifiait que la question jurassienne était définitivement réglée, l'élu UDC a répondu: "J'en suis sûr".