"Je me réjouis", a-t-il lancé lors de sa première conférence de presse en tant que nouvel élu. "J'ai un grand respect pour cette charge que j'exercerai avec grande motivation. Je ferai de mon mieux"
Conscient de ne pas avoir le choix du département, il a ajouté qu'il se réjouissait de n'importe quel dicastère. Son but est de maîtriser rapidement les dossiers qu'il reprendra.
Questionné sur la politique énergétique, il a répondu qu'il ne s'exprimerait pas avant d'avoir participé à une séance du Conseil fédéral. Il a toutefois souligné qu'il était clair que la sécurité de l'approvisionnement en énergie était l'un des plus grands défis. "Elle doit être assurée."
Ce point est incontesté. "J'y apporterai ma contribution en tant qu'ancien politicien énergétique." De manière générale, il veut apporter son avis sur les grands dossiers, notamment sur le budget, l'énergie, l'asile, la sécurité ou encore l'armée.
Unité
Dans son discours d'acceptation, le nouvel élu a également souligné l'importance de tenir compte des uns et des autres, au-delà des frontières cantonales et linguistiques. Venant d'un canton bilingue, il se dit être un pont entre la Suisse romande et celle alémanique. "J'ai des liens avec la Suisse romande que j'aimerais soigner à l'avenir."
Interrogé sur ses connaissances en italien, il a rappelé que malgré des lacunes linguistiques, le canton du Tessin lui tient à coeur. "Je serai un conseiller fédéral pour l'ensemble de la Suisse." Qu'elle soit citadine ou campagnarde, a-t-il ajouté en réponse à l'absence de représentants des grandes villes au gouvernement.
Il a souligné le caractère unique au monde de la démocratie suisse. "Je m'engagerai pour la liberté, la démocratie et la paix, des valeurs je défends", a-t-il dit. Il s'investira pour "des solutions qui nous permettent de préserver nos acquis."
Et de rappeler que malgré deux ans de pandémie de Covid-19, la Suisse se porte bien. Elle enregistre l'un des taux de chômage les plus bas au monde. Le but est que la population se porte bien, a-t-il annoncé.
Rester le même
Le Bernois remettra tous ses mandats pour la fin de l'année. Le plus difficile sera de se séparer de sa fonction de président de la commune d'Uetendorf. "Je verserai probablement une larme lors de ma dernière séance demain soir."
En tant que politicien de milice, "nous avons plusieurs casquettes. Cela n'existe plus en tant que conseiller fédéral", a-t-il dit.
Sur une note plus personnelle, le Bernois espère qu'il restera le même malgré son changement de fonction. "On ne peut pas changer ses habitudes, ses valeurs, son caractère. Sinon, ma femme va me rappeler de ne pas changer!"
L'ancien président de l'UDC Suisse s'est dit surpris d'avoir été élu au premier tour. Son concurrent direct, le Zurichois Hans-Ueli Vogt a obtenu 98 voix. Quatorze voix éparses ont été attribuées.