Lorsque la Jurassienne a annoncé sa candidature, peu de personnes hors de Suisse romande pensaient qu'elle serait un choix valable, rappelle le quotidien zurichois. Mais quelques semaines ont suffi pour transformer cette quasi-inconnue en conseillère fédérale.
La socialiste remplit certes toutes les exigences du profil, mais elle doit surtout sa victoire à son naturel gagnant. Là où Eva Herzog regardait sérieusement voire très sérieusement la caméra, la Jurassienne riait. Là où la Bâloise pesait prudemment chaque mot, Mme Baume-Schneider bavardait allègrement.
Pour la NZZ, l'élection de la Jurassienne a plusieurs raisons: certains camarades socialistes entendaient barrer la route à Pierre-Yves Maillard, le "successeur naturel" d'Alain Berset. Une partie du camp bourgeois trouvait Eva Herzog trop forte et trop europhile. D'autres espéraient qu'une candidate "accessible" serait plus influençable.
Mais en fin de compte, ce n'est pas la première fois que la candidate "la plus agréable" est élue, conclut le journal.