S'il avait été loyal, le socialiste zurichois serait monté à la tribune pour demander au Parlement de ne plus lui accorder une seule voix. Ce qu'il n'a pas fait, avec la conséquence qu'il a récolté des voix à chaque tour. Une attitude qu'on ne peut peut-être pas lui reprocher, vu les humiliations infligées par son parti lors de ce processus de succession, juge Markus Somm.
Elisabeth Baume-Schneider, que personne ne connaissait il y a quelques semaines encore en Suisse alémanique, a tiré profit de la situation. Elle a su séduire les conservateurs du Parlement, notamment dans les rangs paysans, pointe encore le Nebelspalter.