Elisabeth Baume-Schneider était à l'évidence au bon endroit au bon moment, écrit le rédacteur en chef du Quotidien jurassien Rémy Chételat. Mais sa victoire ne se résume pas à un alignement favorable de planètes.
Profilant judicieusement ses racines suisses allemandes et son attachement à la terre, la Jurassienne souvent appelée EBS a su convaincre la majorité, commente-t-il. Sa jovialité campagnarde, opposée à l'austérité citadine de sa concurrente, a touché les parlementaires, y compris à l’extrême droite de l’échiquier politique fédéral.
S'il salue "la générosité démocratique de la Suisse allemande" qui a choisi une Welsche pour remplacer une Alémanique, le Quotidien jurassien n'est pas dupe. Cette issue "sensationnelle" peut aussi être le résultat de calculs en lien avec les élections fédérales de l'an prochain ou la succession d'Alain Berset. "Un peu de tout cela, certainement", écrit Rémy Chételat.