Selon Christine Bulliard-Marbach (Centre/FR) à l'origine de ce texte, les chiffres cantonaux sont partiels, mais suggèrent que la police constate au moins vingt fois par jour en Suisse que des enfants sont témoins de violence entre leurs parents. Seules des statistiques nationales permettront de se faire une idée globale du phénomène et ainsi d'offrir la protection et l'aide prévues par les conventions internationales.
Etre témoin de disputes où la police intervient est une forme de violence psychologique qui n'est pas dépourvue de conséquences pour les enfants et adolescents, selon Marianne Maret (Centre/VS) pour la commission. Sans chiffres, pas de mesures, a ajouté Maya Graf (Vert-e-s/BL), soulignant qu'il en allait de la santé d'enfants.
L'udc et le PLR rejetaient le texte. La statistique policière compile déjà l'ensemble des infractions pénales enregistrées, y compris les personnes lésées par des actes de violence dans toutes les catégories d’âge. Pour Jakob Stark (UDC/TG), ce type de problème, aussi grave soit-il, est d'abord de la compétence des cantons.
Le conseiller fédéral Alain Berset a lui rappelé que beaucoup d'initiatives sur ce problème sont déjà en cours, comme la lutte contre violence domestique. Et de nouveaux projets sont prévus. Il estimait plus efficace de soutenir ces mesures plutôt que de modifier la statistique policière.