(ats) La nature n'a pas sa place dans la Constitution. Le National a refusé lundi, par 101 voix contre 87, de donner suite à plusieurs initiatives parlementaires identiques déposées par tous les partis sauf l'UDC. Les textes visaient à renforcer la protection de l'environnement.

L'utilisation intensive des ressources naturelles exerce une pression croissante sur la nature, soulignent Marionna Schlatter (Vert-e-s/ZH), Jon Pult (PS/GR), Beat Flach (PVL/AG), Niklaus-Samuel Gugger (Centre/ZH) et Anna Giacometti (PLR/GR) dans leurs initiatives. Les humains, partie intégrante de l’environnement, souffrent directement de la crise environnementale.

Les députés voulaient donc inscrire dans la Constitution le droit à un environnement sain que chaque citoyen devrait pouvoir faire valoir devant les tribunaux. La nature devait quant à elle bénéficier, du moins en partie, du statut de sujet de droit.

Mais une majorité de députés a rejeté le texte. "Le besoin de légiférer n'existe pas", a jugé Yves Nidegger (UDC/GE) pour la commission. Et il est même impossible de légiférer. La notion d'environnement sain est tellement indéterminée qu'il n'est pas possible d'en faire un droit constitutionnel. Par ailleurs, la nature ne peut être transformée en un sujet de droit.

L'octroi d'un tel statut de sujet de droit à la nature fait lui son chemin au niveau international. Ce statut existe déjà en Equateur et en Bolivie. Une telle reconnaissance permet de renforcer la protection des écosystèmes.