(ats) Les entreprises devraient pouvoir employer sur demande les travailleurs en cas de pénurie d'énergie. Le Conseil des Etats a adopté mardi par 22 voix contre 11 et 9 abstentions une motion d'Andrea Gmür-Schönenberger (Centre/LU) demandant une flexibilisation temporaire de la loi sur le travail. Le National doit encore se prononcer.

Pour la Lucernoise, les entreprises doivent pouvoir s'organiser si des contingentements de gaz ou d'électricité sont décrétés. Il s'agit d'éviter le chômage partiel ou d'autres dommages économiques. Son texte demande de pouvoir poursuivre la production aux heures creuses ou le dimanche.

"Le débat est urgent", a déclaré Philippe Bauer (PLR/NE) qui a dit avoir été approché par plusieurs entreprises qui attendent des réponses. Si une crise arrive, elle est pour mars, selon Ruedi Noser (PLR/ZH). Une telle mesure aiderait certaines industries grosses consommatrices d'énergie à planifier par exemple leur révision, a complété Damian Müller (PLR/LU).

Roberto Zanetti aurait préféré temporiser en renvoyant le texte en commission. Selon lui, toucher aux horaires de travail est délicat et mérite un examen sérieux. Devant l'insistance de la droite à agir rapidement, il a finalement renoncé à sa proposition de renvoi. Selon lui, si une crise arrive en janvier, le Conseil fédéral prendra de toute façon les mesures adéquates.

Loi assez flexible

Le Conseil fédéral s'est aussi opposé à la proposition. La loi sur le travail octroie déjà une grande latitude aux entreprises puisqu'il est possible de travailler sans autorisation du lundi au samedi entre 6h et 23h, a rappelé le ministre de l'Economie Guy Parmelin.

Et si cela devait s'avérer insuffisant, par exemple en cas de contingentement de l'énergie, un besoin urgent est identifié. Les cantons ont alors la possibilité d'octroyer des permis relatifs à la durée du travail pour six mois au maximum. Le Seco fournira les permis ad hoc. La flexibilité existe déjà, a ajouté le Vaudois. Sans succès.