Les infrastructures critiques, les autorités et l'économie dépendent des fournisseurs de logiciels et de matériel informatique. Or ces produits peuvent présenter de graves failles de sécurité, a exposé Mathias Zopfi (Vert-e-s/GL) pour la commission. Les cyberattaques touchent aussi les entreprises privées qui ont une importance "centrale", par exemple dans le domaine de l'énergie, a appuyé Werner Salzmann (UDC/BE). "La Suisse est menacée."
La création d'un institut national de test pour la cybersécurité est en discussion, un projet porté par le canton de Zoug. Cet institut doit vérifier si les produits informatiques en question répondent aux exigences de cybersécurité. Pour lui donner une meilleure assise, la Confédération devrait s'engager sur le plan juridique, et de manière contraignante, à le soutenir à long terme. Elle devrait aussi lui donner des moyens financiers, selon M. Zopfi.
Un Office fédéral de la sécurité va voir le jour l'année prochaine, il n'y a pas besoin d'en faire plus, a opposé le ministre des finances Ueli Maurer. "Concentrons nos efforts sur cet office", a appuyé Charles Juillard (Centre/JU).
Le Plr était le parti le plus divisé sur la question. Olivier Français (PLR/VD) a salué l'initiative soutenue par le canton de Zoug, mais était opposé à l'idée de financer des projets privés individuels. La population manque de confiance en matière de cybersécurité, a contré Ruedi Noser (PLR/ZH), citant par exemple le thème du dossier électronique du patient.
Au vote final, le Centre était aussi partagé. L'UDC et les Vert-e-s ont soutenu la motion.