Parfois, le renvoi d'un requérant d'asile est impossible, faute de départ volontaire de la personne concernée ou parce que le retour forcé n'est pas admis. En pareil cas, la personne reste en Suisse sans pouvoir travailler ou suivre une formation. Marginalisé socialement et professionnellement, elle est à la charge de l'aide sociale.
Pourtant, de nombreux jeunes en attente de renvoi sont formés et travaillent. Ils contribuent au marché du travail et à l'économie suisse et il serait logique qu'ils puissent continuer à le faire en attendant leur départ, qui peut parfois prendre des années, a estimé Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE). Ils ne seraient ainsi pas dépendants de l'aide d'urgence.
Pour la commission, Thomas Minder (Ind./SH) trouve au contraire la législation actuelle judicieuse. Si une personne frappée d'une décision d’asile négative poursuit son activité lucrative et peut donc continuer de vivre dans les mêmes conditions, elle n'est plus incitée à se montrer coopérative dans le cadre de son renvoi.
Cette motion contredirait les buts de l'asile en Suisse, notamment l'accélération des procédures d'asile entrée en vigueur en 2019, a abondé la ministre de justice et police Karin Keller-Sutter.