(ats) Après le Conseil des Etats, le National rejette aussi bien l'initiative pour les glaciers que le contre-projet direct. Il leur préfère le contre-projet indirect. Bouclé à la session d'automne, le texte a l'avantage d'accélérer la transition vers la neutralité carbone.

Le Parlement a adopté en septembre un contre-projet indirect à l'initiative pour les glaciers. Il prévoit une réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre à zéro d'ici 2050.

Des programmes d'encouragement sont prévus pour atteindre ces objectifs. Deux milliards de francs ont été débloqués pour le remplacement des chauffages polluants et l'assainissement énergétique des bâtiments. Et l'encouragement à l'innovation dans les entreprises sera promu grâce à une enveloppe de 1,2 milliard.

Les éléments centraux de l'initiative sont ainsi repris. Les initiants, qui exigeaient l'interdiction des carburants et des combustibles fossiles pour atteindre la neutralité carbone, ont d'ailleurs annoncé le retrait sous condition de leur texte.

Votation le 18 juin

Le peuple devra toutefois se prononcer sur le sujet le 18 juin. L'UDC a saisi le référendum sur le contre-projet indirect, qu'il considère comme énergivore. Pour les députés, ce dernier associe des mesures concrètes à l'objectif zéro émission. Il accélérera la transition énergétique et pourra être mis en vigueur rapidement.

Dans l'hypothèse d'un rejet populaire du contre-projet indirect, les Vert-e-s auraient souhaité soutenir l'initiative qui serait alors soumise au peuple. Le texte permettrait d'ancrer les accords de Paris sur le climat dans la Constitution et de sortir définitivement des énergies fossiles, a souligné Kurt Egger (Vert-e-s/TG).

Les députés ont toutefois rejeté sa proposition par 107 voix contre 87. Si le contre-projet indirect est rejeté cet été, il faudra tout recommencer à zéro, a opposé Stefan Müller-Altermatt (C/SO).