(ats) Les entreprises devraient être encouragées à constituer des réserves pour mieux affronter les futures crises. Le National a adopté jeudi par 70 voix contre 55 et dix abstentions une motion d'Olivier Feller (PLR/VD).

La Suisse a adopté une loi encourageant les entreprises à constituer des réserves en cas de coup dur suite à la seconde crise horlogère, a indiqué le motionnaire. Concrètement, les entreprises pouvaient affecter une partie de leurs bénéfices annuels à des réserves, placées sur un compte bloqué auprès d'une banque. La part des bénéfices ainsi placée était soustraite à l'impôt sur le bénéfice.

La loi a toutefois été abrogée en 2015. Olivier Feller trouve cependant le principe intéressant. Il faudrait, selon lui, s'en inspirer pour créer une nouvelle loi. Son champ d'application pourrait être étendu aux crises sanitaires, aux catastrophes naturelles et aux crises économiques hors de la Suisse. Les indépendants et toutes les entreprises pourraient être inclus.

Guy Parmelin s'est opposé à la motion. "Les entreprises peuvent déjà agir de plusieurs façons pour accroître leur résilience", a souligné le ministre de l'économie, pointant notamment la possibilité de constituer des réserves. Par ailleurs, les avantages fiscaux induits créeraient une distorsion de concurrence. Et ce sont principalement les grandes entreprises, disposant déjà de solides réserves, qui profiteraient le plus de la nouvelle loi.