La Suisse doit actuellement faire face à une forte hausse de demandes d'asile, qui viennent s'ajouter aux Ukrainiens ayant trouvé refuge en Suisse. La situation sur le front de l'hébergement des requérants est tendue. Le Conseil fédéral a décidé en décembre dernier d'engager l'armée en appui.
Un maximum de 500 militaires peut être engagé. Près de trois mille places d'hébergement supplémentaires ont pu ainsi être mises à disposition. Cet engagement n'entraîne pas de dépenses supplémentaires pour la Confédération, a rappelé Pierre-Alain Fridez (PS/JU) pour la commission.
Seule l'UDC s'y est opposée, en vain. "Nous créons un précédent", a critiqué Thomas Hurter (SH/UDC). Une fois de plus, après la pandémie, l'armée doit intervenir pour une mission qui n'est pas la sienne.