En 2020, près de 40% des émissions de CO2 émises en Suisse étaient dues aux transports, hors trafic aérien international, relève la motionnaire dans son texte. Elles ont même augmenté entre 1990 et 2020.
Les transports publics et privés ne sont occupés en moyenne qu'à environ 30%, a-t-elle encore noté. Or, parvenir à exploiter la pleine capacité des véhicules grâce à de nouvelles offres permettrait de faire un grand pas vers la mobilité durable.
C'est pourquoi un plan, élaboré en collaboration avec les cantons et les communes, doit soutenir des offres de mobilité "novatrices, collectives et durables" et permettre d'augmenter leur popularité, demande Mme Schaffner. Pour ce faire, la réglementation doit être adaptée de sorte à favoriser les projets-pilotes et la mise en service effective de ces offres.
Elle parle encore de "transport intermodal": ces nouvelles formes de mobilité doivent être mises en réseau avec celles classiques, comme les transports publics ou la mobilité douce. "L'objectif est de proposer des liaisons pratiques et peu chronophages."
Le ministre des transports Albert Rösti s'est montré d'accord, soulignant que le Conseil fédéral oeuvre déjà dans ce sens. En revanche, l'UDC est monté au créneau. Cette motion n'est pas nécessaire. Le développement de la mobilité climatiquement efficace est déjà en cours, a estimé Walter Wobmann (UDC/SO). Et de craindre que la mise en oeuvre ne se fasse depuis le haut, sans forcément prendre en considération les cantons et les citoyens.