Le droit pénal des mineurs ne prévoit aucune mesure purement sécuritaire pour protéger les tiers, a avancé la ministre de la justice Elisabeth Baume-Schneider. Le projet est "ciblé", car il limite la possibilité d'un internement à l'infraction d'assassinat, pour les auteurs âgés de plus de 16 ans et en cas de danger existant pour des tiers à la sortie d'un placement en milieu fermé à la majorité, a abondé Andrea Caroni (PLR/AR).
La Suisse dispose d'un droit pénal des mineurs qui fonctionne très bien, a contré Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE) pour la commission. Le projet porte atteinte aux principes et buts de ce droit, à savoir éduquer en vue de resociabiliser ces jeunes et les sortir de la délinquance, a-t-elle plaidé en vain.
Le projet retourne en commission pour l'examen du détail de la loi.