"Ils ne sont pas soumis à la spéculation", a assuré la ministre. Et de rappeler que les activités de Ruag sont soumises au droit de la neutralité et à celui sur le matériel de guerre.
Dans ce contexte, le groupe d'armement allemand Rheinmetall ne pourra pas racheter ces chars pour les livrer à l'Ukraine après les avoir remis en état. Le Secrétariat d'Etat à l'économie a refusé une demande préalable de Ruag MRO en ce sens, a précisé Mme Amherd, confirmant une information des journaux Tamedia parue début mars.
Elle répondait au National aux questions de Franziska Roth (PS/SO) et de David Zuberbühler (UDC/AR), qui ont cité 96 chars, se basant sur les médias. La ministre, qui a garanti que le Conseil fédéral garde son autonomie, n'a pas donné de précisions chiffrées. Les véhicules usagés sont stockés en Italie et non opérationnels.
La Valaisanne a encore rappelé que l'achat avait été effectué en 2016 par l'ancienne entreprise Ruag. Depuis 2021, elle est divisée en deux sociétés distinctes et indépendantes: Ruag MRO, qui travaille principalement pour l'armée suisse, et Ruag International.