Pour la commission, Marina Carobbio Guscetti (PS/TI) a cité comme exemples le lipoedème, qui touche les tissus gras, ou l'endométriose, affectant la muqueuse de l'utérus. Ces maladies touchant surtout les femmes sont moins connues et donc moins diagnostiquées. Ce alors qu'elles provoquent des "douleurs chroniques" et affectent la fertilité, a poursuivi la Tessinoise.
"C'est une question de santé publique. Davantage d'études doivent y être consacrées pour éviter les faux diagnostics", a-t-elle plaidé, insistant sur une approche basée sur la médecine de genre. Mieux traiter ces maladies a aussi un effet positif du point de vue économique car ces douleurs touchent les femmes dans leur quotidien, notamment au travail.
Le texte demande donc que le Fonds national suisse lance un programme de recherche et que des directives contraignantes soient élaborées à l'attention du personnel médical. La Commission fédérale pour la qualité doit également promouvoir la qualité des traitements de ces maladies.
Rapport sur l'endométriose
Les sénateurs ont également adopté, par 30 voix contre 2, un postulat de commission sur le même thème. Le rapport doit présenter la manière dont l'endométriose est traitée en Suisse ainsi que les mesures nécessaires pour assurer une prise en charge adéquate de cette maladie. Mme Carobbio Guscetti a notamment parlé d'une campagne de sensibilisation et d'une stratégie de dépistage.
Un rapport est déjà en cours d'élaboration, qui servira de base pour fixer des mesures visant à pallier les éventuelles discriminations, a opposé le ministre de la santé Alain Berset. Mais il ne se faisait pas d'illusions: "Nous mettrons en oeuvre les éléments cités dans les travaux déjà en cours."