Selon le sénateur soleurois, dont la motion était signée par plus de la moitié de ses collègues, l'industrie de l'acier et de l'aluminium ainsi que les fonderies sont fortement désavantagées vis-à-vis de leurs concurrents étrangers.
Les prix élevés de l'énergie ont fait drastiquement chuter les marges, à tel point que les fabricants suisses ne peuvent désormais plus couvrir leurs coûts de production et de main-d'oeuvre. Les entreprises de recyclage des métaux en Suisse, et surtout les entreprises qui produisent de l'acier, sont "gravement menacées".
Le socialiste demande au Conseil fédéral un paquet de mesures permettant à l'industrie helvétique de lutter à armes égales. Un abandon de l'industrie du recyclage de la ferraille aurait des conséquences au niveau écologique. La Suisse perdrait aussi des empois et du savoir-faire, a averti M. Zanetti.
Pirmin Bischof (Centre/SO) s'est de son côté étonné qu'on ne prenne pas de mesure pour protéger les entreprises suisses en matière de politique industrielle, alors que la Confédération agit par exemple dans les domaines agricoles ou financier.
Contre une course aux subventions
Le Conseil fédéral s'est opposé en vain à cette motion. Les subventions mises en place par d'autres pays sont certes "extrêmement dérangeantes", mais la Suisse ne doit pas se lancer dans une course aux subventions, a plaidé le ministre de l'économie Guy Parmelin.
Selon lui, il vaut mieux miser sur de bonnes conditions cadres. En outre, en cas de recul temporaire de la demande, les entreprises peuvent recourir au chômage partiel. Le Vaudois précise par ailleurs que la situation s'est détendue sur le front des prix de l'énergie.
La Chambre du peuple doit encore se prononcer. Une motion similaire a été déposée par la conseillère nationale Diana Gutjahr (UDC/TG).