Avec la guerre en Ukraine, plusieurs milieux ont demandé une hausse du budget militaire. Mais le calcul des investissements consentis reste encore trop flou, selon le Vaudois. La référence au PIB est selon lui discutable. Et la structure de coûts, due à l'organisation de l'armée de milice, est un biais.
Il demande donc une analyse des coûts globaux permettant d'avoir une image fidèle des montants investis dans la défense militaire. Un rapport daté de 2012 contient une première tentative de réponse. Mais il est nécessaire de remettre à jour cette étude. "Il est important de mieux connaître les coûts et les bénéfices de notre système de milice", a plaidé M. Pointet.
Le Conseil fédéral s'est montré d'accord avec cette demande, bien que certains aspects ne soient toujours pas quantifiables. Les travaux pour élaborer ce document prendront du temps, a averti la ministre de la défense Viola Amherd.
L'udc était contre. "Comme pour une assurance RC, ce n'est qu'à partir d'un sinistre d'ampleur que l'on pourra conclure le rapport coûts/bénéfices de l'armée", a fait valoir Erich Hess (UDC/BE).