Dans de nombreuses régions, les victimes de violences ne trouvent pas l'aide d'urgence dont elles ont spécifiquement besoin, alerte Marina Carobbio (PS/TI) dans son texte. Chaque canton, ou du moins chaque région, devrait disposer d'un tel centre.
Ces centres apporteront les premiers soins médicaux et psychologiques et un soutien complet et professionnel aux victimes. Cela comprend le traitement des blessures, la gestion du traumatisme et la prévention des maladies sexuellement transmissibles, a rappelé Tamara Funiciello (PS/BE) pour la commission.
Les traces des violences subies seront également documentées et sauvegardées par la médecine légale afin de permettre aux victimes de décider, une fois le choc passé, si elles souhaitent ou non porter plainte. Confier cette opération à la médecine légale augmente les chances de pouvoir exploiter les traces lors d'éventuelles poursuites pénales.
La mise en place de centres d’aide dans les cantons de Vaud et de Berne notamment ont démontré leur efficacité dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles, domestiques ou sexistes, a souligné le co-rapporteur Vincent Maître (Centre/GE). Et d'ajouter que la Convention d'Istanbul préconise de tels centres.
Le Conseil fédéral soutenait le texte. Au contraire, l'UDC proposait de le rejeter car le domaine de la santé publique relève de la compétence des cantons. Une intervention de la Confédération serait malvenue.
Le Conseil des Etats a déjà transmis lundi au Conseil fédéral deux motions du National de la même teneur.