Au Conseil national, la gauche aurait voulu donner suite à plusieurs pétitions. Une demandait que la Suisse octroie l'asile aux déserteurs et aux réfractaires russes, ainsi qu'à toutes les personnes qui, en Russie, s'opposent ouvertement à la guerre. Une autre, acceptée lors de la Session des femmes en 2021, exigeait d'assouplir les conditions d'octroi des prestations financières pour les proches aidants.
Soutenus par le PVL et quelques voix du Centre, le PS et les Vert-e-s auraient aussi voulu donner suite à un texte de Greenpeace demandant une meilleure définition des produits dits "durables" et de leurs effets sur l'économie réelle. Cette alliance soutenait encore une pétition de "Solidarités sans frontières" visant à ne plus punir l'aide à l'entrée, à la sortie ou au séjour illégal d'étrangers en Suisse si les raisons sont "honorables".
Pétitions refusées aussi par les sénateurs
Le Conseil des Etats n'a quant à lui pas donné suite à cinq pétitions jeudi. L'une d'entre elles, adoptée lors de la Session des jeunes en 2015, demandait que les dispositions relatives à la protection des données personnelles figurent au début des conditions générales des entreprises suisses. La nouvelle loi sur la protection des données qui entrera en vigueur le 1er septembre 2023 devrait faire l'affaire.
Une autre, déposée par Team Liberté, qui se décrit comme un mouvement populaire libéral, voulait suspendre les impôts sur les carburants afin de faire baisser le prix de l'essence. Une telle mesure ne profiterait pas de manière ciblée aux personnes qui en auraient le plus besoin. Et la situation tendue des finances fédérales ne s'y prête pas, selon le rapport de commission.