Pour profiter des effets des subventions J+S, les enfants et les jeunes doivent être membres d'une association sportive. Or il existe en Suisse plus de 250 projets dans des salles de sport publiques ouvertes à tout le monde, a expliqué Céline Weber (PVL/VD) pour la commission.
Des activités sportives peuvent y être pratiquées le week-end. Les offres, surtout proposées en hiver, attirent chaque année plus de 140'000 jeunes, a complété le co-rapporteur Simon Stadler (Centre/UR), citant des chiffres de la fondation IdéeSport, principal organisme mettant à disposition des salles de sport publiques dans le pays.
Ces activités représentent un loisir intéressant et permettent le développement et l'épanouissement des enfants et des jeunes, a ajouté Mme Weber. M. Stadler a encore pointé la santé psychique des jeunes, mise à mal après la pandémie de coronavirus.
Et pourtant, ces activités ne bénéficient pas d'un soutien financier suffisant, ce qui menace l'organisation de ces projets d'une année à l'autre, a-t-il déploré. La ministre des sports Viola Amherd a soutenu l'objectif de la motion. Le financement de cette nouvelle offre serait assuré par des moyens existants, a-t-elle assuré.
Pas de catégorie distincte
Tout ne doit pas toujours être gratuit, a opposé Andreas Gafner (UDC/BE). "Ce n'est pas à la Confédération de tout financer", a-t-il déclaré, estimant "superflu" de créer encore une catégorie distincte dans les contributions J+S. En vain.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.