(ats) Les transports dans les agglomérations doivent bénéficier de 1,6 milliard de francs. Le National a accepté mardi à l'unanimité cette enveloppe demandée par le Conseil fédéral. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Les trois quarts de la population vivent dans les agglomérations, a rappelé le ministre des transports Albert Rösti. Au total, 32 projets doivent être soutenus. Le Bernois a donné l'exemple de l'extension d'une ligne de tram à Genève ou la création d'un arrêt de bus supplémentaire à Langenthal (BE).

Le Conseil fédéral propose de prendre à sa charge 30 à 45% des coûts de chacun d'entre eux. Près d'un tiers du montant sera alloué aux transports publics.

Le transport individuel motorisé recevra un peu moins et la mobilité douce un peu plus. Et près d’un dixième sera attribué aux interfaces multimodales, qui permettent par exemple aux voyageurs de garer leur voiture et d'emprunter un train ou un bus. Il s'agit de rendre possible un système de transports global et plus écologique dans les agglomérations, a estimé Bruno Storni (PS/TI) pour la commission.

Tunnel tessinois

Les députés ont tacitement ajouté le tunnel routier Moscia-Acapulco dans le projet d'agglomération "Locarnese", ce qui entraîne une augmentation du crédit de 38 millions de francs. Il est actuellement dangereux d'évoluer en voiture sur ce tronçon, mais surtout à pied ou à vélo, a relevé Marco Romano (Centre/TI).

Par ailleurs, Isabelle Pasquier-Eichenberger (Vert-e-s/GE) a proposé de renoncer à la déduction de 5% sur le taux de contribution de la Confédération. Elle voyait cette déduction comme une sanction qui affaiblit les programmes. Il est normal de mettre un peu de pression financière quand des projets n'avancent pas, a opposé Thomas Hurter (UDC/SH).

Il a été largement entendu. La suppression de cette déduction aurait entraîné une augmentation du crédit de 35 millions de francs.

Développement du réseau routier

Le National a déjà accepté la semaine dernière 8,8 milliards pour l'entretien des routes de 2024 à 2027, de même que quelque 4 milliards pour les projets d'extension de l'étape d'aménagement 2023. Christian Wasserfallen (PLR/BE) voulait lier l'entrée en vigueur de ce deuxième crédit à celui pour les agglomérations.

Il ne faut pas séparer les différents projets mais les harmoniser, a-t-il avancé. Les projets d'agglomérations ne doivent pas être retardés en cas d'éventuel référendum sur les crédits pour les routes, a contré Valérie Piller-Carrard (PS/FR). Elle a été suivie par 109 voix contre 87.