(ats) Le discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky en visioconférence devant le Parlement aura bien lieu. Le Conseil national a rejeté par 128 voix contre 58 une tentative de l'UDC de revenir sur cette décision.

En permettant ce discours, on fragilise la politique et la neutralité suisses, a dit Alfred Heer (UDC/ZH). Ce sont Alain Berset ou Ignazio Cassis qui devrait écouter M. Zelensky, pas ce Parlement. On comprend que le président ukrainien veut tout faire pour défendre l'Ukraine. Mais on ne doit pas se laisser mettre la pression sur la question des sanctions ou des livraisons d'armes.

Cette tentative de l'UDC est une "faillite morale", lui a répondu Cédric Wermuth (PS/AG). "Vous agissez ainsi en faveur de Moscou", alors que l'Ukraine subit une agression depuis plus d'un an.

Durée inconnue

L'allocution du président ukrainien se déroulera le 15 juin à 14h sur écran, dans la salle du Conseil national. La durée de cette intervention n'est pas précisée. Les Bureaux du Conseil national et du Conseil des Etats avaient donné leur feu vert en réponse à une demande de l'ambassade d'Ukraine en Suisse.

Sitôt cette annonce connue, le chef du groupe parlementaire Thomas Aeschi (ZG) avait critiqué cette décision. Il a indiqué que la majorité de son groupe ne serait pas présente.

Les apparitions de personnalités étrangères au Parlement suisse sont rares. Selon le Tagesanzeiger, il y a eu seulement 28 hôtes depuis 1848. L'un des plus célèbres a été l'ancien président tchécoslovaque Vaklav Havel en 1990.