(ats) La Suisse doit continuer de soutenir les Centres de politique de sécurité, de déminage humanitaire et pour le contrôle démocratique des forces armées, sis à Genève. Le National a avalisé jeudi une enveloppe de 130 millions de francs pour 2024-2027.

Les trois institutions concernées sont le Centre de politique de sécurité (GCSP), le Centre international de déminage humanitaire (GICHD) et le Centre pour le contrôle démocratique des forces armées (DCAF). Les centres genevois constituent des références reconnues internationalement dans leurs domaines de spécialité.

"Leurs activités contribuent à renforcer le dialogue diplomatique et à promouvoir des initiatives innovantes comme l'élimination des munitions qui n'ont pas explosé", a déclaré Laurence Fehlmann-Rielle (PS/VD). Leur importance s'est accrue avec l'instabilité actuelle, notamment la guerre en Ukraine. Ils constituent en outre un instrument de la politique extérieure et de sécurité de la Suisse.

Le montant de 129,7 millions demandé par le Conseil fédéral a augmenté de 1,7 million de francs par rapport à la période précédente. Mais, corrigé de l'inflation, il se situe au même niveau qu'en 2016.

Dans la foulée, les députés ont également donné leur feu vert à l'octroi d'un prêt de 3,8 millions de francs visant à financer la rénovation du siège de l'Organisation intergouvernementale pour les transports internationaux ferroviaires (OTIF), située à Berne. Le prêt sera remboursable sur 30 ans. Il permettra de commencer les travaux en 2024. Le canton et la Ville de Berne contribueront à parts égales à hauteur de 1,6 million de francs.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer sur ces crédits.