Une courte majorité de la commission compétente estime que la Suisse dispose déjà des conditions nécessaires pour définir suffisamment de zones revêtant une importance particulière pour la biodiversité. Au moins 30% des surfaces pourront ainsi être consacrées à la protection et à la promotion de la biodiversité à l’horizon 2030.
De plus, le contre-projet présenté par le Conseil fédéral va, sur certains points, au-delà des exigences de l’initiative. Les intérêts d’utilisation pourraient ne pas être suffisamment pris en compte, notamment en ce qui concerne le développement de la production énergétique.
Pour la gauche, au contraire, il est nécessaire d'agir de manière rapide et ciblée face à la gravité de la crise de la biodiversité. Il convient donc de définir les bases légales et le financement des mesures de protection et de promotion de la biodiversité au moyen d’un contre-projet indirect.
Lundi, les représentants de 44 organisations de défense de l'environnement et de la nature ont déposé une pétition munie de plus de 43'000 signatures exhortant le Conseil des Etats à agir. En Suisse, 35% des espèces animales et végétales sont menacées d'extinction ou ont disparu, ont-ils rappelé.
Le National avait approuvé le contre-projet indirect élaboré par le Conseil fédéral après de vifs débats opposant partisans de l'agriculture et de la biodiversité. Il a apporté quelques modifications au texte. Les députés ont notamment biffé tout objectif chiffré. La qualité doit primer sur la quantité, à leurs yeux. Le Conseil fédéral proposait de protéger 17% du territoire suisse.