L'introduction d'une taxe sur le kérosène est une question qui doit être réglée de façon globale, mais cela est peu réaliste puisque toute taxe sur le trafic aérien international est interdite par des accords internationaux depuis 1944, a indiqué Daniel Fässler (C/AI) pour la commission.
Une approche limitée à l'Europe ne fait guère de sens car elle entraînerait un désavantage concurrentiel pour les compagnies aériennes européennes. Il faudrait s'attendre à un report du trafic aérien vers des aéroports intercontinentaux situés en dehors de l'Europe.
Pour réduire l'impact du trafic aérien, il vaut mieux miser sur d'autres approches, par exemple la possibilité d'introduire un taux de mélange applicable aux carburants d'aviation renouvelables.
La gauche voulait au contraire donner suite à l'initiative zurichoise. Il n'est pas acceptable de favoriser, sur le plan fiscal, le kérosène par rapport à d'autres sources d'énergie. Cette exonération dope le trafic aérien et sape les efforts déployés par la Suisse en matière de protection du climat, a fait valoir, en vain, Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE).