(ats) Dans le cadre de la vente par correspondance, les envois en retour ne doivent pas être rendus payants. Le National a rejeté mardi, par 101 voix contre 83, une motion de Michael Töngi (Vert-e-s/LU) visant à réduire les transports de colis.

Le commerce en ligne est en plein essor, provoquant un nombre toujours plus grand d'envois de paquets, dont une partie sont renvoyés par les clients. Ce n'est pas écologique, a relevé le motionnaire, pointant un nouveau transport nécessaire et le fait que la majorité des produits ne sont pas revendus ou réutilisés mais jetés.

Les grandes entreprises de vente par correspondance proposent souvent la gratuité des envois en retour. "Lorsqu'on peut renvoyer gratuitement, on commande juste pour essayer, juste pour voir", a déclaré M. Töngi. Et de signaler qu'en réalité, ce n'est pas vraiment gratuit. Un essai en Allemagne a montré que rendre les renvois payants faisait diminuer le nombre de commandes.

Il s'agit d'une atteinte disproportionnée à la liberté économique, a contré avec succès le ministre de l'économie Guy Parmelin. Le rôle revient aux entreprises privées de décider si les clients doivent payer les frais de retour.