(ats) Les consommateurs doivent être mieux protégés contre l'indication fallacieuse de prix. Le National a adopté mardi par 139  voix contre 42 une motion de Christa Markwalder (PLR/BE) visant à empêcher l'affichage de prix surfaits. Le Conseil des Etats devra trancher.

Concrètement, le texte demande que les articles soient proposés au prix normal pendant quatre semaines au moins avant de pouvoir faire l'objet d'un rabais. Ce dispositif ménage une transparence suffisante et facilite l'auto-comparaison des prix, selon la motionnaire.

La Bernoise estime que les règles actuelles sont aujourd'hui dépassées, principalement celle qui veut que le "prix comparatif" ne puisse être indiqué que pendant la moitié de la période durant laquelle il sera pratiqué, mais au maximum pendant deux mois. Par exemple, un prix pratiqué pendant quatre jours peut être utilisé comme prix comparatif durant deux jours.

Autoriser une auto-comparaison sans limite de temps pour certains produits augmenterait le risque d'abus, selon le ministre de l'économie Guy Parmelin. Plus sa durée est longue, plus la comparaison de prix perd en pertinence et moins elle est parlante. Cela risquerait d'induire les consommateurs en erreur.

Le ministre a encore rejeté sans succès une réglementation différenciée pour les "articles de saison". La notion est imprécise et donc presque impossible à définir. Le "prix comparatif" est plus adapté au dynamisme des prix.