(ats) Il faut sauver les conteneurs destinés à accueillir temporairement les requérants d'asile. Le National tient à débloquer 66,45 millions de francs pour ces hébergements, soit la moitié de la somme demandée par le Conseil fédéral, malgré le refus réitéré de la Chambre des cantons.

Il a confirmé mercredi sa position par 95 voix contre 93 et deux abstentions. Cette proposition va en conférence de conciliation. En cas de désaccord entre les Chambres, c'est la dépense la moins élevée qui l'emportera. Le Conseil des Etats a rejeté déjà à trois reprises le crédit sollicité.

Selon le Secrétariat d'Etat aux migrations, la pénurie de lits se fera sentir soit à mi-septembre soit à mi-décembre, a indiqué Jean-Paul Gschwind (Centre/JU) pour la commission. En cas de manque d'hébergements, les requérants seront transférés aux cantons, ce qui retardera la procédure, a-t-il averti.

Les abris PC ne sont pas une alternative, car les cantons en ont besoin pour loger les réfugiés à leur propre charge ou ces infrastructures ne sont pas adéquates pour les réfugiés, a renchéri Sarah Wyss (PS/BS). Leur plaidoyer a convaincu une toute petite majorité.

La droite voulait se rallier au Conseil des Etats. Peter Schilliger (PLR/LU) a répété que les estimations sur le nombre d'arrivées sont vagues. En outre, il a rappelé que les cantons doivent selon la loi prendre des réfugiés durant la première phase d'accueil en cas d'urgence. La conférence de conciliation tranchera, mais les signaux sont plutôt au rouge.

Le Conseil fédéral demandait à l'origine 132,9 millions de francs pour créer 3000 places supplémentaires dans des conteneurs en prévision d'un fort afflux de réfugiés cet automne. Comme le premier accueil est du ressort de la Confédération, il avait déjà prévu plusieurs emplacements sur des terrains de l'armée, notamment Bière (VD), Tourtemagne (VS), Bure (JU).