(ats) Le Conseil fédéral devra examiner toutes les dépenses de la Confédération. Le Conseil national a accepté mercredi par 121 voix contre 67 une motion des Etats qui réclame une analyse des tâches et des prestations étatiques.

Il devra aussi se pencher sur les charges de personnel. Les dépenses pour la période 2024-2026 sont en forte augmentation, notamment pour l'armée, les mesures prises pour pallier la non-association au programme de recherche Horizon Europe ou pour les crèches, et pour les contre-projets indirects à l'initiative pour les glaciers et à celle sur l'allégement des primes maladie, a rappelé Manfred Bühler (UDC/BE), membre de la commission.

Cette évaluation est nécessaire, vu l'état des finances publiques, a poursuivi M. Bühler. Il ne fait pas de doute qu'on peut réduire les frais, quand on voit certains salaires de hauts cadres de l'administration ou le recours à des experts externes, et ce sans toucher aux prestations à la population. Le Parlement doit faire sa part du travail.

Le Conseil fédéral était d'accord avec cette motion. A court terme, les déficits ne pourront être résorbés qu'en abandonnant ou en reportant certains nouveaux projets, a dit la ministre des finances Karin Keller-Sutter.

Une minorité de gauche n'en voulait pas. Une telle analyse est déjà effectuée par la Confédération, a dit Laurence Fehlman Rielle (PS/GE). Et le Conseil fédéral a déjà proposé comme mesure une diminution des charges de l'administration fédérale de 2% pour 2024. Le déficit structurel actuel se rapporte avant tout à une mauvaise estimation des recettes de l'impôt anticipé, a-t-elle critiqué en vain.