Il devra aussi se pencher sur les charges de personnel. Les dépenses pour la période 2024-2026 sont en forte augmentation, notamment pour l'armée, les mesures prises pour pallier la non-association au programme de recherche Horizon Europe ou pour les crèches, et pour les contre-projets indirects à l'initiative pour les glaciers et à celle sur l'allégement des primes maladie, a rappelé Manfred Bühler (UDC/BE), membre de la commission.
Cette évaluation est nécessaire, vu l'état des finances publiques, a poursuivi M. Bühler. Il ne fait pas de doute qu'on peut réduire les frais, quand on voit certains salaires de hauts cadres de l'administration ou le recours à des experts externes, et ce sans toucher aux prestations à la population. Le Parlement doit faire sa part du travail.
Le Conseil fédéral était d'accord avec cette motion. A court terme, les déficits ne pourront être résorbés qu'en abandonnant ou en reportant certains nouveaux projets, a dit la ministre des finances Karin Keller-Sutter.
Une minorité de gauche n'en voulait pas. Une telle analyse est déjà effectuée par la Confédération, a dit Laurence Fehlman Rielle (PS/GE). Et le Conseil fédéral a déjà proposé comme mesure une diminution des charges de l'administration fédérale de 2% pour 2024. Le déficit structurel actuel se rapporte avant tout à une mauvaise estimation des recettes de l'impôt anticipé, a-t-elle critiqué en vain.