(ats) Le remboursement de la psychothérapie pratiquée par des psychologues en formation postgrade doit être réglé par les partenaires tarifaires. Le Conseil des Etats ne veut pas intervenir sur cette question et a rejeté mercredi par 24 voix contre 12 une motion du National.

Depuis le 1er juillet 2022, le modèle dit de la prescription est entré en vigueur. Mais des assureurs refusent de prendre en charge les prestations des psychothérapeutes assistants. La Fédération suisse des psychologues a déposé plainte en janvier dernier.

La commission du National a réagi en déposant une motion pour demander la prise en charge de ces prestations par l’assurance de base. La situation actuelle met en danger tout le système de santé mentale, selon certains députés. Ces professionnels représentent environ 60% dans les services ambulatoires.

Une réglementation au niveau de l’ordonnance, comme le demande la motion, prendrait beaucoup de temps et nécessiterait l'avis des partenaires tarifaires lors de sa mise en œuvre, a cependant précisé Josef Dittli (PLR/UR) au nom de la commission. Sans motion, les partenaires tarifaires seront poussés à se mettre rapidement d'accord, a-t-il ajouté.

Maya Graf (Vert-e-s/BL) a plaidé en vain pour une adoption du texte. Il est à craindre que les parties ne parviennent justement pas à s'entendre. Il y a pourtant urgence, car la demande en soins psychothérapeutiques augmente.

Le ministre de la santé Alain Berset a quant à lui rappelé que des discussions sont en cours. Il ne juge pas judicieux d'entreprendre des travaux en ce moment et tant que des procédures juridiques sont en cours. Les cantons ont fixé provisoirement les tarifs, contre lesquels certains assureurs ont déposé un recours.