(ats) Le personnel médical devra obligatoirement établir un plan de médication pour les patients polymédicamentés. Suivant le Conseil des Etats, le National a adopté jeudi, par 111 voix contre 66, une motion en ce sens.

Le nombre de personnes souffrant de polymorbidité augmente. Selon un rapport d'Helsana, une personne sur quinze prend dix médicaments en même temps, a rappelé Benjamin Roduit (C/VS) pour la commission. Le nombre de patients suivis par plusieurs médecins en même temps augmente également.

Afin d'éviter des erreurs de médication, d'assurer une meilleure coordination et d'avoir une vue d'ensemble des médicaments prescrits, une obligation d'établir un plan de médication se justifie, a-t-il ajouté. Cela renforcera la sécurité du patient.

S'ils veulent également améliorer la qualité de la médication, le PLR et l'UDC estiment qu'un plan de médication obligatoire n'est pas la meilleure façon de procéder. Cette motion va trop loin, a relevé Verena Herzog (UDC/TG).

Le Conseil fédéral était également opposé au texte. Les objectifs de cette motion rejoignent celle d'une autre motion déjà adoptée. Les travaux sont en cours, a fait valoir le ministre de la santé Alain Berset. Et d'appeler en vain à ne pas compliquer les choses.