(ats) Les émissions de gaz à effet de serre de l'administration fédérale devraient être entièrement compensées en Suisse. Le Conseil national a adopté lundi par 105 voix contre 79 une motion de Roland Fischer (PVL/LU). Le Conseil des Etats devra confirmer.

Une compensation intégrale en Suisse permettrait à l'administration fédérale de contribuer beaucoup plus efficacement à la mise en oeuvre de l'Accord de Paris sur le climat et des objectifs du Conseil fédéral en matière de réduction des émissions de CO2, estime le Lucernois.

De plus, l'administration fédérale se doit de donner le bon exemple: elle doit montrer qu'une compensation intégrale est possible en Suisse, au lieu de se soustraire à sa responsabilité en achetant des certificats internationaux.

Mais le motionnaire est conscient qu'il ne sera pas possible d'empêcher toutes les émissions de gaz à effet de serre pour atteindre zéro émission nette d'ici 2050. Il demande donc au gouvernement d'investir dans les technologies à émissions négatives.

Le Conseil fédéral est aussi d'avis qu'il faut donner la priorité aux réductions réalisées en Suisse. En 2019, il a adopté un train de mesures sur le climat pour l'administration fédérale. Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% par rapport à 2001, et les autres unités administratives, de 50% par rapport à 2006, d'ici 2030.

Mais les possibilités de compenser en Suisse sont très limitées. Il ne faut pas que l'économie privée qui a l'obligation légale de compenser entre en concurrence avec l'administration fédérale, a indiqué le ministre de l'énergie Albert Rösti.