(ats) Les indemnités versées à des bénévoles qui accompagnent souvent les secours, comme des guides de montagne, des plongeurs ou des samaritains, devraient être exonérées fiscalement. Le National a accepté mardi par 95 voix contre 92 une motion de Sidney Kamerzin (Centre/VS), co-signée par des élus de tous bords.

Ces intervenants sont formés, disponibles 24/24 selon un tournus de piquet établi et assurent la rapidité et la qualité des secours pré-hospitaliers dans les cantons. Ils touchent des indemnités uniquement lorsqu'ils sont appelés, des revenus accessoires qui doivent être déclarés.

Pour encourager ces miliciens à poursuivre leur engagement en faveur de secours performants et relativement bon marché, il faudrait exonérer d'impôt ces indemnités jusqu'à un montant annuel à définir, à l'image de ce qui est prévu pour les sapeurs-pompiers, estime le Valaisan.

Le Conseil fédéral est opposé à l'idée. Plusieurs interventions pour l'exonération fiscale du bénévolat ont déjà échoué. Et surtout, une exonération fiscale pour ces intervenants risque d'aboutir à une inégalité de traitement. Les secouristes salariés pourraient se sentir pénalisés sur le plan fiscal.

La motion soulève aussi des questions de délimitation complexes. De nombreuses indemnités, notamment celles qui sont liées à des prestations médicales, ne se basent pas sur le nombre de sauvetages réalisés, mais tiennent compte du nombre de jours de permanence effectués. En outre, il serait difficile de déterminer la liste exhaustive des bénéficiaires de l'exonération fiscale.