Cette maladie déclenche souvent peu de symptômes au début de son évolution. Pour bon nombre de spécialistes, le nombre de cas explose littéralement depuis quelques années. Certains médecins n'ont rencontré aucune patiente souffrant de cette maladie durant leurs années d'études, alors qu'on compte aujourd'hui deux ou trois opérations par semaine dans certains hôpitaux, constate Benjamin Roduit (Centre/VS).
Le développement de moyens de dépistage nécessite des recherches importantes et la Suisse est clairement à la traine dans le domaine. Le Fond national suisse (FNS) pour la recherche n'a que trop peu de recherches à son actif concernant l'endométriose.
Il faut donc agir rapidement afin de développer les compétences pour soulager un grand nombre de femmes et éviter des coûts de la santé très élevés, estimés selon une étude à 1,5 milliard de francs par année pour la Suisse, selon M. Roduit.
Les chercheurs qui désirent mener des projets scientifiques peuvent en tout temps demander des fonds auprès du FNS par le biais de l'encouragement de projets ou auprès d'Innosuisse dans le cadre de la recherche appliquée, a contré en vain le conseiller fédéral Guy Parmelin. Le FNS encourage déjà quelques projets de recherche dans le domaine.
Le Conseil des Etats devra se prononcer.