La part des frais provoqués par la maladie et les accidents du contribuable (ou d'une personne dont il a la charge) sont actuellement déductibles de son revenu net soumis à l’impôt fédéral direct, lorsqu’il supporte lui-même ces frais et que ceux-ci excèdent 5% du revenu net.
Avec la hausse des coûts de la santé, de plus en plus d’assurés se détournent du modèle standard et optent pour des modèles à franchises élevées qui permettent quelques économies, mais quiprésentent aussi le risque de devoir débourser davantage en cas de souci de santé, selon la Genevoise.
D'autres frais de maladie ne sont pas pris en charge par l'assurance obligatoire des soins, notamment les frais de traitement d’affections dentaires, de traitements et chirurgies orthodontiques ou de traitements d’hygiène dentaire (à l’exclusion des frais de traitements purement esthétiques).
La hausse des primes maladies préoccupe tout le monde, a avancé Céline Amaudruz. Il s'agit de donner un signal positif à la population. "La majorité des personnes craignent la fin du mois."
"Pas le bon outil"
Ce n'est pas le bon outil, a estimé Kathrin Bertschy (PVL/BE). Cela n'est pas durable et ne permettra pas de faire baisser les coûts de la santé.
En outre, cette modification ne profiterait pas à la classe moyenne inférieure, qui souffre le plus de la hausse des coûts de la santé. Seule la moitié la plus aisée des familles paie actuellement l’impôt fédéral direct. La Bernoise a été entendue par 100 voix contre 73, au grand dam de l'UDC et du PLR.