(ats) Le National empoigne aujourd'hui une révision de la loi sur les résidences secondaires. L'idée est de permettre dans les communes dépassant le quota de 20% de démolir ou rénover un ancien logement pour l'agrandir au plus de 30% et créer de nouveaux logements. La gauche et le gouvernement sont contre.

Aujourd'hui, les propriétaires sont restreints pour les logements construits selon l'ancien droit, soit avant 2012. Ils peuvent rénover, transformer et agrandir de 30% une habitation, mais à condition de ne pas créer de logement supplémentaire. Martin Candinas (Centre/GR) a déposé une initiative parlementaire pour corriger ces conditions qui limitent la modernisation du parc immobilier.

Le projet vise à permettre en cas de démolition et de reconstruction d'augmenter la surface utile de 30% au maximum, de créer des logements supplémentaires et de reconstruire le logement ailleurs sur le bien-fonds. L'agrandissement de logements existants, en cas de simple rénovation, doit aussi pouvoir déboucher sur la création de logements supplémentaires.

A l'instar du Conseil fédéral, la gauche s'oppose à cet assouplissement de la lex Weber. Elle craint que l'agrandissement de la surface construite et la possibilité de multiplier les logements profitent uniquement aux résidences secondaires aux dépens de la population locale. Elle propose de ne pas entrer en matière.

Mais en commission, le projet a été soutenu par 14 voix contre 9 et 2 abstentions. Le projet a reçu bon accueil en consultation. La plupart des cantons et des associations des communes, des villes, des régions de montagne ainsi que des milieux économiques se sont prononcés en sa faveur. Les organisations de protection de l'environnement se sont toutefois montrées critiques.