Le mécanisme européen de protection civile a été institué en 2001 par l'UE. Il offre des moyens de coordination et de réponse utiles pour mieux faire face à des situations d'urgence liées à des catastrophes naturelles comme des incendies.
La collaboration de la Suisse avec l'UE dans le domaine de la protection civile est actuellement réglée par un accord administratif non-contraignant signé en 2017. Ce dernier permet un échange d'informations et de bonnes pratiques en matière de prévention des catastrophes et de dispositifs de réponse.
En adhérant à au mécanisme européen, la Suisse aurait pleinement accès aux capacités de réaction des 27 Etats membres actuels et des huit Etats participants ainsi qu'à une expertise transnationale, aux programmes de formation et aux réseaux d'experts. Cela représenterait une plus-value notable en matière de sécurité, a indiqué Mathias Zopfi (Vert-e-s/GL) pour la commission.
Le Conseil fédéral s'est montré d'accord. Il peut y avoir des événements qui dépassent les capacités propres de la Suisse. Il est donc important de développer la coopération avec les pays européens, a souligné la ministre de la défense Viola Amherd.
Le Conseil des Etats a en revanche rejetée tacitement deux autres motions du National en lien avec la protection civile. L'une voulait que les communes soient obligées d'indiquer à leurs habitants où se trouve l'abri PC le plus proche en cas de catastrophe. L'autre exigeait que la Confédération prenne à nouveau en charge les frais d'équipement des membres de la protection civile et centralise leur acquisition.