Afin de contrer des pénuries graves, Berne prescrit le stockage de certains biens dans les secteurs alimentaire, énergétique et pharmaceutique. Ces réserves n'appartiennent pas à la Confédération. Elles sont détenues et financées par le secteur privé.
Mais Berne facilite le financement des stocks en octroyant des garanties sur les prêts bancaires requis par les entreprises concernées. Le crédit en cours, de 540 millions de francs, arrive à échéance fin 2024. Un nouveau crédit est nécessaire pour les garanties accordées par la Confédération pour les années 2025 à 2034.
Cette augmentation s'impose et doit permettre de répondre à toute potentielle augmentation des réserves obligatoires des secteurs concernés, a dit pour la commission Charles Juillard (Centre/JU). Au total, cela représentera 750 millions de francs.
Dans le détail, selon les calculs du gouvernement, les besoins de crédit d'ici la fin 2024 se chiffrent à 380 millions pour les produits pétroliers, 330 millions pour les aliments, 20 millions pour les produits thérapeutiques (comme les vaccins), ainsi que 10 millions chacun pour les engrais et les produits industriels.
Le gouvernement table sur une possible augmentation des réserves obligatoires des secteurs de l'alimentation, de l'énergie et des produits thérapeutiques, selon le ministre de l'économie Guy Parmelin. L'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays évalue les biens vitaux concernés. Cet examen pourrait déboucher sur la constitution de nouvelles réserves obligatoires d'ici fin 2034.
Le National devra aussi se prononcer.